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Avec les Headbangers, la scène principale s’électrise dans tous les sens du terme. Dès les premières notes, on sent que ça rigole pas côté groove. D’où regards complices et moues approbatives immédiates chez les nombreux musiciens – locaux ou pas – présents dans le public. Un groove grave, serré comme un espresso en intraveineuse. Et ce qui « frappe » d’emblée c’est le véritable son de groupe du combo toulousain. Pris individuellement, les musiciens sont tous très performants, mais le leader Nicolas Gardel a su galvaniser les énergies en un tout fort cohérent. Brillant trompettiste, ses compositions sont drôlement bien ficelées, proposent des climats très variés, avec de belles harmonies, du contenu mélodique et de chouettes arrangements. Funk, jazz, pop et électro font excellent ménage au sein d’une musique que l’on qualifierait par défaut de Jazz Fusion mais attention, Gardel s’est bien gardé de céder aux facilités du genre et à ses clichés (tourneries interminables sur un seul accord, indigence harmonique, solos stéréotypés prévisibles, monotonie des ambiances etc…). Outre les improvisations souvent incendiaires, en tout cas bien habitées des deux soufflants Gardel et Ferdinand Doumerc (ce dernier officiant également au sein de l’explosif Pulcinella), on saluera l’élégant habillage des claviers d’Édouard Bertrand, les cocottes ultra-précises du guitariste Cyril Amourette (du gros son, sorti d’un tout petit ampli Orange!), et l’efficacité du tandem rythmique avec un Pascal Celma qui respire le groove, et un Fabien Tournier qui fait bien tourner les motifs rythmiques au-dessus de sa tête, sans doute influencé par les improbables entourloupes de Chris Dave ! […]
Par : Pascal Ségala
Source : Jazzmagazine.comAvec les Headbangers, la scène principale s’électrise dans tous les sens du terme. Dès les premières notes, on sent que ça rigole pas côté groove. D’où regards complices et moues approbatives immédiates chez les nombreux musiciens – locaux ou pas – présents dans le public. Un groove grave, serré comme un espresso en intraveineuse. Et ce qui « frappe » d’emblée c’est le véritable son de groupe du combo toulousain. Pris individuellement, les musiciens sont tous très performants, mais le leader Nicolas Gardel a su galvaniser les énergies en un tout fort cohérent. Brillant trompettiste, ses compositions sont drôlement bien ficelées, proposent des climats très variés, avec de belles harmonies, du contenu mélodique et de chouettes arrangements. Funk, jazz, pop et électro font excellent ménage au sein d’une musique que l’on qualifierait par défaut de Jazz Fusion mais attention, Gardel s’est bien gardé de céder aux facilités du genre et à ses clichés (tourneries interminables sur un seul accord, indigence harmonique, solos stéréotypés prévisibles, monotonie des ambiances etc…). Outre les improvisations souvent incendiaires, en tout cas bien habitées des deux soufflants Gardel et Ferdinand Doumerc (ce dernier officiant également au sein de l’explosif Pulcinella), on saluera l’élégant habillage des claviers d’Édouard Bertrand, les cocottes ultra-précises du guitariste Cyril Amourette (du gros son, sorti d’un tout petit ampli Orange!), et l’efficacité du tandem rythmique avec un Pascal Celma qui respire le groove, et un Fabien Tournier qui fait bien tourner les motifs rythmiques au-dessus de sa tête, sans doute influencé par les improbables entourloupes de Chris Dave !

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